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La solidarité en action : faire progresser la justice reproductive et renforcer en urgence les systèmes de santé pour garantir des soins complets d’avortement
Notre engagement
À travers cet appel à l’action à l’occasion de ce #September28, qui marque la Journée internationale pour le droit à l’avortement sécurisé 2026, nous réaffirmons notre engagement en faveur de la #SolidaritéEnAction pour exiger des services et des soins d’avortement sécurisé accessibles et de qualité pour tout le monde et partout. Personne ne devrait être criminalisé·e pour ses choix reproductifs, contraint·e de poursuivre une grossesse, d’avoir recours à l’avortement ou de divulguer des décisions personnelles concernant sa santé reproductive sous la pression de sa famille, de ses partenaires, de sa communauté, d’institutions ou de prestataires de santé.
La justice reproductive n’est véritablement effective que lorsque nous sommes libres d’exercer notre autonomie corporelle et d’accéder aux soins de santé dont nous avons besoin, sans jugement, punition, ni obstacle. Cet appel à l’action exige avec force de faire progresser la justice reproductive et de renforcer les systèmes de santé afin qu’ils reconnaissent les soins complets d’avortement comme une composante essentielle des soins de santé.
L’avortement est un soin de santé
Les personnes ont recours aux soins d’avortement dans des circonstances diverses et pour de nombreuses raisons. Elles méritent des soins sécurisés, rapides, abordables, accessibles, confidentiels et respectueux, exempts de stigmatisation, de discrimination, de coercition et de violence. Les soins complets d’avortement se composent d’informations précises, d’un counselling s’il est souhaité, de l’avortement médicamenteux et chirurgical, de médicaments et fournitures dont la qualité est garantie, de prestataires de santé formés et soutenus, de mécanismes d’aiguillage, ainsi que d’un suivi et des soins après avortement. Les soins complets d’avortement constituent une composante essentielle des soins de santé. Les personnes ont droit à des systèmes conçus pour fournir ces soins dans le respect de leur dignité, de leur autonomie, de leur sécurité et avec le soutien nécessaire.
L’avortement ne peut pas être traité séparément des systèmes de santé dans lesquels les personnes reçoivent des soins. Il est lié aux soins de santé primaires, aux soins de santé sexuelle et reproductive, aux soins de santé maternelle, aux services d’urgence, aux médicaments essentiels, ce qui comprend les méthodes contraceptives modernes, aux personnels de santé, aux systèmes d’orientation et aux services communautaires. Lorsque les systèmes de santé ont des financements adéquats, sont accessibles et répondent aux besoins des populations, les personnes sont davantage en mesure d’accéder à l’ensemble des soins dont elles ont besoin. Lorsqu’ils sont affaiblis, les conséquences se font sentir dans l’ensemble du continuum de soins, en particulier pour les communautés qui sont déjà confrontées à des formes multiples et croisées de discrimination et d’exclusion.
Lorsque les droits sont attaqués, nous en payons toutes et tous le prix
Un système de santé ne peut pas être universel si des personnes sont exclues des soins dont elles ont besoin. La couverture de santé universelle doit inclure les soins complets d’avortement. La reconnaissance juridique à elle seule ne garantit pas un accès effectif : les personnes peuvent encore se heurter à des obstacles financiers, géographiques, administratifs, institutionnels, sociaux et discriminatoires. Faire progresser la justice reproductive exige donc de supprimer ces obstacles et de veiller à ce que les systèmes de santé soient en mesure de fournir des soins complets d’avortement à toutes les personnes qui en ont besoin.
Au cours des dernières décennies, les acteurs antidroits ont gagné en coordination et sont devenus progressivement transnationaux, s’implantant dans les espaces politiques, institutionnels, multilatéraux et diplomatiques. Ils partagent des ressources, des stratégies, des récits et des tactiques pour restreindre l’accès à l’avortement, diffuser de fausses informations, porter atteinte à l’autonomie corporelle et affaiblir les mouvements pour la justice reproductive. Ils détournent de plus en plus le langage des droits humains, de la culture, de la famille et de la santé publique pour légitimer des politiques qui privent les personnes de leur autonomie sur leur corps et leur vie.
Ces efforts s’inscrivent dans un contexte de pressions politiques et économiques plus larges exercées sur les systèmes de santé, notamment les réductions des budgets de santé publique, les investissements insuffisants dans les personnels de santé, les pénuries de médicaments essentiels et l’affaiblissement des soins de santé primaire et communautaire. Ces pressions ont des conséquences qui vont bien au-delà de l’accès à l’avortement sécurisé et aux soins complets d’avortement sécurisé. Le manque de ressources et d’attention accordées à la santé a également compromis l’accès à la contraception, aux soins de santé maternelle, à la prévention et au traitement des IST, au dépistage du cancer, aux soins d’urgence et à d’autres services essentiels. Renforcer les systèmes de santé est donc indissociable du renforcement des soins d’avortement et des droits à la santé sexuelle et reproductive pour toutes et tous.
Lorsque les systèmes de santé échouent ou ne parviennent pas à répondre à la demande, le poids de ces défaillances n’est pas réparti équitablement. Les personnes avec plus de ressources peuvent se déplacer, payer des soins privés ou s’orienter dans des systèmes fragmentés, tandis que les personnes vivant dans la pauvreté, les communautés rurales et géographiquement isolées, les peuples autochtones, les communautés noires et afrodescendantes, les jeunes, les personnes handicapées, les personnes migrantes et réfugiées, les personnes LGBTQIA+ et les personnes touchées par les conflits et les crises font face à des obstacles cumulés. Les systèmes de santé doivent donc s’attaquer aux inégalités structurelles et garantir des modèles de soins culturellement sûrs, adaptés aux communautés et antiracistes, qui permettent de remédier aux effets persistants du colonialisme et de la discrimination.
La solidarité en action : un appel à rejoindre notre mouvement
Nous appelons nos allié·es au sein du vaste mouvement pour la justice sociale à se joindre à nous pour agir pur le droit à des soins d’avortement sécurisé complets et accessibles. Ensemble, à travers la #SolidaritéEnAction, nous pouvons faire avancer la justice reproductive, renforcer les systèmes de santé, défendre l’autonomie corporelle et construire un avenir où chaque personne peut accéder aux soins dont elle a besoin.
La solidarité en action va au-delà de la défense des droits à l’avortement lorsqu’ils sont menacés. Cela signifie créer les conditions dans lesquelles les individus peuvent faire valoir et pérenniser ces droits. Cela signifie relier les mouvements aux systèmes de santé, les communautés aux prestataires, les connaissances à l’action et les ressources aux personnes et aux organisations qui accomplissent ce travail. Cela signifie également reconnaître les systèmes autochtones, afrodescendants et communautaires qui soutiennent depuis longtemps la santé reproductive, les soins collectifs, l’accompagnement et l’autonomie corporelle. Nous devons continuer à créer des liens entre les mouvements, les générations, les régions et les luttes, et à partager les connaissances, les ressources, les stratégies, la protection, les plateformes et les pouvoirs. Nous faisons partie d’un écosystème diversifié de justice reproductive qui comprend les personnes ayant recours à l’avortement, les prestataires de santé, les agent·es de santé communautaire, les doulas et accompagnantes, les fonds et lignes d’assistance pour l’avortement, les mouvements féministes et LGBTQIA+, les défenseur·euses juridiques, les chercheur·euses, les communicant·es, les journalistes, les professionnel·les de la technologie, les développeur·euses, les décideur·euses, les gouvernements, les bailleurs de fonds et bien d’autres personnes qui rendent possibles l’accès aux soins d’avortement.
Ce 28 septembre, nous appelons chacune et chacun d’entre nous à transformer la solidarité en action : défendre l’avortement en tant que soin de santé, lever les obstacles qui empêchent les personnes d’accéder aux soins, faire progresser la justice reproductive, renforcer les systèmes de santé et les systèmes de soins communautaires qui rendent l’accès possible, et construire un avenir où chaque personne peut accéder aux soins dont elle a besoin dans la dignité, de manière autonome et sécurisée, et avec le soutien nécessaire.
Ensemble, nous créons les conditions nécessaires à la liberté reproductive, non seulement pour protéger les avancées que nous avons réalisées, mais aussi pour étendre l’accès, renforcer les systèmes de santé et faire des soins complets d’avortement une réalité pour toutes et tous.
Recommendations
Nous appelons les gouvernements à :
- Reconnaître l’avortement comme un soin de santé essentiel et intégrer les soins complets d’avortement dans la couverture sanitaire universelle et les systèmes de santé nationaux.
- Dépénaliser l’avortement et lever les obstacles juridiques, administratifs, financiers et institutionnels qui retardent ou empêchent l’accès aux soins.
- Garantir l’accès à des soins d’avortement sécurisé, rapides, abordables, confidentiels et sans stigmatisation, notamment à des médicaments de qualité vérifiée, à des prestataires formés, à des mécanismes d’aiguillage et à des soins après avortement complets.
- Renforcer les services de santé primaires, communautaires et décentralisés, notamment les modèles appropriés d’avortement autogéré, de télésanté et de soins communautaires.
- Protéger les personnels de santé, les prestataires communautaires, les doulas, les accompagnantes, les défenseur·euses et les personnes ayant recours à l’avortement de la criminalisation, de la surveillance, du harcèlement et des violences.
- Veiller à ce que les soins complets d’avortement restent disponibles dans les situations de conflit, d’urgence humanitaire, de catastrophe et autres crises, et s’attaquer aux obstacles cumulés auxquels sont confrontées les communautés marginalisées.
- Fournir une éducation complète à la sexualité ainsi que des informations précises, accessibles et fondées sur des données probantes en matière de santé reproductive, notamment par des canaux et dans des langues qui atteignent les jeunes et les communautés mal desservies.
- Garantir des soins d’avortement et de santé et droits sexuels et reproductifs (SDSR) adaptés aux adolescent·es et aux jeunes, qui protègent la confidentialité, la vie privée, la prise de décision éclairée et la non-discrimination, et lever les obstacles inutiles liés à la stigmatisation, à l’âge ou aux attitudes des prestataires.
- Mettre en place des mécanismes efficaces de responsabilisation lorsque des soins d’avortement autorisés par la loi sont refusés, et faire participer de manière significative les communautés concernées à l’élaboration et au suivi des politiques et services de santé. Garantir des mécanismes de réclamation et d’aiguillage accessibles et confidentiels pour les personnes confrontées à un refus de soins, à la discrimination, à la coercition, à la stigmatisation ou à de mauvais traitements dans le cadre des services d’avortement.
- Veiller à ce que les services d’avortement et de santé sexuelle et reproductive soient accessibles, acceptables, adaptés aux réalités culturelles et disponibles dans les langues que les communautés comprennent et utilisent, en particulier pour les peuples autochtones, les communautés afrodescendantes, les minorités linguistiques et les populations géographiquement marginalisées.
- S’attaquer au racisme, à la discrimination et aux héritages coloniaux au sein des systèmes de santé grâce à la formation, à des mécanismes de responsabilisation et à la participation significative des communautés autochtones et afrodescendantes à la conception, à la mise en œuvre et au suivi des politiques.
Nous appelons les institutions internationales, les bailleurs de fonds et les partenaires du développement à:
- Reconnaître les soins complets d’avortement comme essentiels à la couverture sanitaire universelle, à la justice reproductive, à l’égalité de genre et aux droits humains.
- Investir dans des systèmes de santé solides, équitables et résilients qui intègrent les soins d’avortement aux soins de santé primaires, à la santé maternelle, à la contraception, aux services liés aux IST, à la prise en charge des cancers, aux soins d’urgence et aux médicaments essentiels.
- Fournir un financement de base, flexible, à long terme et durable pour les soins d’avortement et pour l’écosystème plus large qui rend l’accès possible, notamment les services communautaires, la recherche, le plaidoyer, le soutien juridique, l’accès numérique et le renforcement des mouvements.
- Financer l’écosystème plus large des soins d’avortement, notamment les prestataires, les agent·es de santé communautaire, les doulas, les accompagnantes, les lignes d’assistance, les fonds pour l’avortement, les groupes d’aide juridique, les chercheur·euses et les organisations féministes.
- Donner la priorité à un financement direct, flexible et à long terme des mouvements de terrain, dirigés par des jeunes, des personnes LGBTQIA+, des personnes handicapées, des peuples autochtones, des personnes afrodescendantes et des communautés, en particulier ceux qui travaillent avec les communautés confrontées aux obstacles les plus importants, et réduire les obstacles intermédiaires et administratifs inutiles qui limitent leur accès aux ressources.
- Considérer la résilience, la sécurité et la durabilité des mouvements comme des priorités pouvant bénéficier d’un financement, en particulier quand les environnements politiques et de financement deviennent plus restrictifs et que la coordination et l’organisation transfrontalières des acteurs antidroits se renforcent.
- Faire respecter les normes internationales relatives aux droits humains et demander aux gouvernements de rendre des comptes quant à leurs obligations de protéger les droits à la santé, à la vie, à la vie privée, à l’égalité, à l’autonomie corporelle et à la protection contre les discriminations.
- Protéger et faire respecter les normes internationales existantes en matière de droits humains relatifs à la santé et aux droits sexuels et reproductifs dans les processus multilatéraux, et s’opposer aux efforts visant à affaiblir, conditionner ou compromettre les engagements précédemment convenus.
Nous appelons les organisations médiatiques et les créateur•rices de récits à :
- Reconnaître l’avortement comme un soin de santé et le traiter comme une question de santé, de droits humains et de justice reproductive, plutôt que de le présenter uniquement comme une controverse politique et morale.
- Raconter des histoires précises, nuancées et exemptes de stigmatisation qui se concentrent sur les voix, les expériences et le pouvoir d’agir des personnes ayant recours à l’avortement, ainsi que des prestataires, des agent·es communautaires et des mouvements.
- Combattre la mésinformation, la désinformation, la stigmatisation et les récits préjudiciables liés à l’avortement, notamment en examinant la manière dont les acteurs antidroits façonnent le discours public.
- Utiliser un langage, des images et choisir un angle de manière responsable, et éviter de sensationnaliser l’avortement ou d’exposer inutilement les personnes à des risques, au harcèlement ou à la criminalisation.
- Créer un espace pour les voix des jeunes, des personnes marginalisées et sous-représentées, et soutenir les récits dans les langues locales et sur les plateformes réellement utilisées par les communautés.
- Utiliser le pouvoir de la culture populaire et des arts, du journalisme, des podcasts, du cinéma et de la narration numérique pour faire évoluer les récits publics, en passant de l’avortement comme controverse à l’avortement comme soin de santé et question de justice.
- Promouvoir des récits qui reflètent la diversité des expériences liées à l’avortement, notamment celles des peuples autochtones, des communautés afrodescendantes, des populations rurales, des personnes migrantes et des personnes confrontées à l’intersection de multiples formes de discrimination.
- Considérer les personnes ayant eu recours à l’avortement comme des expertes ayant acquis des connaissances, en reconnaissant la valeur de leurs expériences vécues — y compris les expériences d’accès à des soins d’avortement sécurisé ou les expériences d’un avortement non sécurisé ou inaccessible — dans l’élaboration des politiques, des systèmes de santé, du plaidoyer, de la recherche et des stratégies de mouvement. Veiller à ce que les expériences vécues soient utilisées de manière éthique et sans instrumentalisation, avec un consentement éclairé, le pouvoir d’agir, la sécurité, la dignité et un contrôle sur la manière dont ces expériences sont partagées, sans pratiques susceptibles de causer du tort, de renforcer la stigmatisation ou de compromettre les efforts visant à améliorer les soins d’avortement.
Nous appelons les entreprises technologiques, les plateformes numériques et les développeur·euses à :
- Protéger l’accès à des informations précises sur l’avortement et la santé reproductive et mettre fin à la censure, à la suppression, au déclassement injustifié ou à la réduction de la visibilité de contenus de santé légitimes.
- Mettre en place des politiques de modération des contenus et des plateformes à la fois transparentes et fondées sur les droits, qui ne confondent pas les informations sur la SDSR fondées sur des données probantes avec des contenus interdits.
- Lutter contre l’amplification de la désinformation sur l’avortement, tout en protégeant la capacité des prestataires de santé, des défenseur·euses, des chercheur·euses et des communautés à partager des informations fiables.
- Protéger les personnes qui ont recours aux soins d’avortement, les fournissent ou les soutiennent du harcèlement en ligne, de la divulgation malveillante d’informations personnelles (doxxing), de la surveillance, des menaces et des abus coordonnés.
- Développer des technologies accessibles, sécurisées, respectueuses de la vie privée et inclusives qui facilitent l’accès à l’information, la navigation dans les services, les mécanismes d’aiguillage, la communication et les soins communautaires.
- Veiller à ce que les algorithmes et les systèmes d’intelligence artificielle ne reproduisent pas d’informations biaisées sur l’avortement, de fausses informations, ni d’obstacles discriminatoires à l’accès aux informations et aux services de santé reproductive.
- Faire participer de manière significative les prestataires de santé, les mouvements féministes et de justice reproductive, les défenseur·euses des droits numériques, les développeur·euses et les communautés concernées sur les questions de conception et de gouvernance des technologies qui façonnent l’accès aux soins et à l’information.
Nous appelons la société civile, nos allié·es et les mouvements à :
- Reconnaître la justice en matière d’avortement comme partie intégrante de la justice reproductive, indissociable des luttes plus larges pour la couverture de santé universelle, la justice de genre, la justice économique, la justice pour les personnes handicapées, les droits LGBTQIA+, la justice raciale, la justice pour les personnes migrantes, les droits des travailleurs et travailleuses, la paix et la démocratie.
- Se tenir aux côtés des personnes ayant recours à l’avortement et de celles qui fournissent, accompagnent, soutiennent, défendent et plaident en faveur des soins d’avortement.
- Transformer la solidarité en action durable, en partageant les ressources, les données, les connaissances, les stratégies, les plateformes, la protection et le pouvoir entre les mouvements, les générations et au-delà des frontières.
- Renforcer la coordination et le partage d’informations entre les mouvements nationaux, régionaux et mondiaux afin de surveiller les initiatives antidroits émergentes, d’anticiper les stratégies et les récits restrictifs et d’y répondre collectivement dans les espaces nationaux et multilatéraux.
- Combattre la stigmatisation, la désinformation et l’exclusion liées à l’avortement au sein de nos propres communautés et mouvements, tout en réaffirmant des récits qui présentent l’avortement comme un soin de santé.
- Placer au centre le leadership et les expériences vécues des jeunes et des communautés les plus touchées par l’injustice reproductive, en veillant à ce qu’ils et elles soient des décideur·euses et des leaders des mouvements, plutôt que d’être simplement considéré·es comme des bénéficiaires.
- Renforcer les systèmes de soins, d’accompagnement, d’entraide, de recherche, de documentation et de plaidoyer dirigés par les communautés, tout en exigeant des gouvernements qu’ils s’acquittent de leur responsabilité de permettre des soins de santé publique accessibles.
- Construire une solidarité entre les mouvements et au-delà des frontières afin de répondre à l’organisation coordonnée des acteurs antidroits par une action collective coordonnée, créative et durable.
- Utiliser les outils de plaidoyer, de narration, de recherche et de documentation, d’organisation, de contentieux stratégique et de mobilisation publique pour demander des comptes aux institutions et faire progresser la justice reproductive.
- Reconnaître que la justice reproductive fait partie intégrante du droit des peuples autochtones et des communautés afrodescendantes à l’autodétermination, à une participation significative, à l’intégrité culturelle et à un accès équitable aux soins de santé.
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